Nulle ne voudrait être l’un des salauds qu’on dénigre entre
amies pour tout soutien. Mais j’admets que parfois on est plutôt la salope
que la victime. La vie me paraît tourner sur elle-même comme une pièce qu’on
fait danser, nous démontrant constamment son envers pour éconduire nos convictions.
J’avais la ferme intention de me venger de ces coups de fil vains en offrant des
fleurs, mais je réalise que même les bouquets ont épines. Dans ma lutte contre
l’adversité, je n’ai qu’un immense désir d’intégrité. Or, si je fais le coup de
la ligne morte, je mourrai asphyxiée dans ma coquille de principes. Bordel de
merde.

Après relecture, je réalise que le sens n'émerge pas clairement. Voici donc la résolution de l'énigme, pour éviter qu'on perde intérêt. Si nous, les femmes, nous sommes plaintes parfois que les mecs sont des salauds, or j'avoue néanmoins que parfois nous pouvons être tout aussi vaches, et ce, en dépit de nos bonnes intentions, d'une part. D'une autre, si on a souffert le classique du don juan qui ne donne soudainement plus de nouvelles (soyez honnêtes) et qu'on s'est jurées qu'en revanche, on ne ferait jamais le coup, force est d'admettre que répondre à qui ne nous intéresse pas brouille la communication et, au final, blesse peut-être autant. Car les rejets, eux, au moins sont clairs. J'ai donc considéré, moi-même, devenir cette personne dont on attend en vain le coup d'fil, mais reconnais que je n'y arriverai probablement pas faute de principes, oui, un peu étouffants.
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