Nulle ne voudrait être l’un des salauds qu’on dénigre entre
amies pour tout soutien. Mais j’admets que parfois on est plutôt la salope
que la victime. La vie me paraît tourner sur elle-même comme une pièce qu’on
fait danser, nous démontrant constamment son envers pour éconduire nos convictions.
J’avais la ferme intention de me venger de ces coups de fil vains en offrant des
fleurs, mais je réalise que même les bouquets ont épines. Dans ma lutte contre
l’adversité, je n’ai qu’un immense désir d’intégrité. Or, si je fais le coup de
la ligne morte, je mourrai asphyxiée dans ma coquille de principes. Bordel de
merde.
vendredi 27 juillet 2012
mardi 24 juillet 2012
vendredi 20 juillet 2012
Commémoration - 1 an de retrouvailles
L’été dernier, ma grand-mère prenait son envol vers un autre
monde. Un départ presque planifié, profitant même d’une belle journée pour
minimiser les probabilités de turbulences là-haut. Ça fait un an qu’elle a
retrouvé son homme. Moi, ça fait un an que je n’ai pas joué au Scrabble et que
je n’ai pas mangé de béchamel. Elle m’a légué sa fameuse recette de sauce à
spag’ dont je raffolais, pas celle de sa béchamel.
Ma passion pour les jeux de mots s’est réfugiée dans les
mots croisés, mais mes moments de détente obligés (dur apprentissage), eux, ont
réussi à perdurer au-delà de son absence. Je n’ai plus besoin de ses quatre-vingts
quelque années pour prendre le temps de m’écraser devant la télé et suivre un
téléroman. Mes genoux, nostalgiques, n’ont jamais été aussi capricieux que
depuis le 23 juillet 2011. Je porte en mes articulations tout le poids de
sa grande existence. Puis, il y a que, maintenant, plutôt que de lui rendre
visite une ou deux fois par semaine, eh bien, je l’amène avec moi partout où je
vais tout temps. N’empêche, elle me manque.
Avant que je lui fasse comprendre que j’ai de profonds
doutes sur ma fibre maternelle, ma grand-mère souhaitait ardemment voir ses
arrières petits enfants avant de rendre l’âme. Or, sa mort n’a rien changé à mon
sentiment, désolée. Et bien que j’ai persévéré dans les communications écrites,
talent qu’elle reconnaissait chez moi, ma grand-mère m’a souvent répété que j’aurais
été une excellente prof’ d’édu. Mais j’ai toujours refusé de suivre le même
chemin, tout tracé, que mes parents avaient emprunté et, surtout, d’enseigner
le sport alors que, moi, j’aime plutôt en faire.
Trois cent soixante-cinq jours… ça semble une éternité et,
pourtant, ç’a passé si vite. Ça fait maintenant près d’un an que je n’ai pas vu
la famille, déchirée par la succession. Jamais J. n’aurait souhaité une telle
chose. De son vivant, elle a passé l’éponge sur des tonnes d’événements pour
préserver la paix. J’ai honte que mon père et mes oncles n’aient pas su s’entendre
et prendre soin du plus beau legs que ma grand-mère a voulu leur laisser.
mercredi 18 juillet 2012
L'art de sauter en bungee avant le café
Je propose qu’on invente la chirurgie plastique féline pour
que je puisse faire poser un bouton « snooze » à Tux, ma bête
criarde. En bonne maîtresse, je lui ai mis son harnais avant de le mettre
gentiment à la porte, sur le balcon, pour m’empêcher d’exploser de rage. C’est
un poilu domestique, quand même ! Il faut apprendre à ne pas virer sur
l’top pour préserver sa précieuse santé mentale.
Sauf que
Sir Mon Chat, là-haut sur la rambarde, ne tenant pas dans sa gueule un fromage,
a perdu patte. Boum ! Je vérifie mes soupçons et les vois confirmés :
initiation au bungee ce matin. J’ouvre la porte, me rassure en remarquant la
laisse tendue et me penche pour constater les dégâts. Rien. Tux me miaule sa
peine du balcon du voisin d’en dessous. Je descends le cueillir et le ramène,
serré contre mon cœur. Pas un fan des rush
d’adrénaline, lui.
Mon
animal présente des signes évidents de traumatisme. Je pratique alors sur lui
l’imposition des mains, remède efficace au tonnerre et au vrombissement
terrible du camion de la collecte d’ordures. Avant que je parte, on s’était
réfugié sous ma table de chevet, genre de lit à baldaquin improvisé. Grosses
émotions ce matin.
Bottom line is les harnais, ça
marche.
mardi 17 juillet 2012
La switch à bitch
Je suis en train d'écouter C.A., saison 2 épisode 6: les sites de rencontres.
Pas l'choix, on met la switch à "bitch"...
"Les gens ne prennent souvent pas la peine de découvrir la personnalité." Vrai. Le flirt, c'est effectivement très, très discriminatoire. Mais bonne nouvelle! Je me suis fait rejeter. Tu t'es fait rejeter. Il et elle se sont fait rejeter, donc NOUS nous sommes fait rejeter. Vous aussi, vous vous êtes fait rejeter. Et ils se sont fait rejeter. Tous les goûts, toutes les attentes et tous les bagages relationnels sont dans la nature. En revanche, si "les gens" ne prennent pas le temps de découvrir la personnalité, cette dernière ferait tout de même mieux de se pointer au 2e ou au 3e rendez-vous. Pas vrai?
TOU.TV
Pas l'choix, on met la switch à "bitch"...
"Les gens ne prennent souvent pas la peine de découvrir la personnalité." Vrai. Le flirt, c'est effectivement très, très discriminatoire. Mais bonne nouvelle! Je me suis fait rejeter. Tu t'es fait rejeter. Il et elle se sont fait rejeter, donc NOUS nous sommes fait rejeter. Vous aussi, vous vous êtes fait rejeter. Et ils se sont fait rejeter. Tous les goûts, toutes les attentes et tous les bagages relationnels sont dans la nature. En revanche, si "les gens" ne prennent pas le temps de découvrir la personnalité, cette dernière ferait tout de même mieux de se pointer au 2e ou au 3e rendez-vous. Pas vrai?
TOU.TV
vendredi 13 juillet 2012
La switch à bitch
Sur YouTube, j'ai l'impression qu'il y a une forte corrélation entre un cover poche et bcp de temps investi sur l'esthétique du vidéo.
mercredi 11 juillet 2012
On jase, Andrew Bird
Sovay
A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left
Réveil habituel, vers 7 h 30. Et, dans mon cas, impossible de « snoozer ». Mon animal domestique m'informe avec beaucoup d'insistance que c'est l'heure du déjeuner et de la sortie matinale sur le balcon avant. Si vous me lisez, vous savez que j'ai un chat (qui a du chien).
Fake Palindromes
J'écoute Andrew Bird, comme vous l'avez remarqué, en repensant à ce grand stigmatisé que j'ai rencontré au Latulippe il y a quelques années. R. a le mal de vivre. Chronique. On l'a peut-être tous un peu, certes, mais force est d'admettre que je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui en souffre comme lui. L'intelligence, la beauté et les réalisations personnelles ne font, semble-t-il, pas le bonheur. J'emmerde ces adolescents caves qui, je suppose, lui ont fait à ce point la vie dure qu'il en est resté profondément atteint et ce génie qui, je postule, assombrit les êtres tant qu'ils n'ont pas appris à domestiquer cette bête intérieure insatiable.
Measuring Cups
La vie se déploie devant moi, devant nous, comme un tapis parsemé de fleurs et de mauvaises herbes. Au-delà du parterre, il y a la forêt, lieu magnétique, excitant et angoissant. En solo, je marche d'un pas parfois incertain, désireuse de deviner ce qui m'attend plutôt que de m'attarder aux coquillages que la flore me présente. Je recherche la compagnie des autres, rassurante, pour me faire croire que, non, je n'ai pas peur des loups. Arrêtée à un carrefour de chemins, j'hésite entre faire preuve de persévérance ou de courage en modifiant ma direction. J'attends un signe, motivation intrinsèque ou extrinsèque, en proie à l'anxiété qu'une peur de l'échec gave morbidement.
Banking On A Myth
Masterfade
À l'âge de la minorité, mes parents formaient un couple. Ringard. Heureusement, ils se sont conformés à la norme et devenus in en divorçant, à l'âge de ma majorité. Maintenant, j'ai une famille. Je peux aussi, et par ailleurs, en goûter les désagréments. Mais avant d'appartenir à un vieux chapitre (mon personnage refuse d'évoluer), j'ai été le fruit d'une rencontre qui pourrait avoir été le précurseur des sites de rencontres d'aujourd'hui. Ma mère, féministe, avait affiché sur la porte de son appartement une liste interminable de qualités que son « chum » devrait posséder. Mon père, homme rose plutôt métro, a estimé correspondre au profil. Alors il a volé l'avis de recherche. Ç'a mis C. en ... L., lui, m'a-t-on conté, recherchait sa Hard Headed Woman (Cat Stevens). Il l'avait trouvée, sans aucun doute. Je suis mitigée: est-ce là un plan de couillons ou une belle histoire? Et, moi, qu'est-ce que je vais croire vouloir désirer pour jeter ensuite? À suivre.
Opposite Day
Skin Is My
The Naming Of Things
MX Missiles
J'ai partiellement réussi à cesser de me ronger les ongles. En fait, ceux de ma main droite sont taillés très courts, gracieuseté d'une collaboration entre le stress et mes dents, alors que ceux de ma main gauche sont longs (et souvent sales). Je suis droitière. Je surfe, en équilibre entre deux mondes: celui auquel j'appartiens et celui auquel je pourrais appartenir. Le milieu, c'est l'endroit où tout est possible.
/=//=/
Tables And Chairs
The Happy Birthday Song
samedi 7 juillet 2012
Leçon de résilience
Dave Matthews Band chante Where Are You Going, question que je m’adresse parfois. Ian Kelly,
lui, propose un White Wedding, un nouveau
départ. C’est une idée. Si la vie s’avère parfois injuste, j’estime qu’il faut toutefois
s’efforcer de trouver un certain sens aux échecs et aux creux de vague pour
apprendre de nos erreurs, s’encourager et, ultimement, réussir à relancer les
dés.
J’ai eu la chance de pratiquer un sport exigeant très jeune :
le patinage artistique. La sortie de mon premier axel a été précédée d’un tel
nombre de chutes que mes genoux bleuis ont fini par inquiéter sérieusement mon
prof d’éducation physique. Mon poignet droit, lui, n’a jamais réussi à se
rétablir de l’amortissement de tous ces chocs. Mais cette fragilité m’affecte
peu au quotidien alors que la maîtrise du saut, elle, m’a ouvert la porte des
doubles. Quelques années après, je me suis scrappé
les deux genoux en pratiquant le double back
flip au trampoline. Maintenant, l’hiver, je me transforme en saule :
mes articulations sont devenues de véritables baromètres. Alors ? Je
prends des comprimés de glucosamine tous les matins, j’ai acheté des
genouillères et je me suis mise au vélo, activité dans laquelle les cale-pieds
me permettent de garder un bon alignement et de minimiser les éventuelles blessures.
Et le jour où ça ne répondra plus, s’il le faut, eh bien, je les amputerai, ces
vieillards, et deviendrai tout simplement une femme bicentenaire.
Pourquoi est-ce que je m’acharne à continuer ? Parce
que, bien que je me décourage facilement, j’exècre avoir l’impression d’être
vaincue. Aussi, on m’a inculqué très tôt le réflexe voire l’urgence de me
remettre en selle pour éviter les stigmates de la déception, et ce, surtout
lorsque j’étais blessée. Été 2009, j’ai foncé dans une minivanne à vélo. J’ai rebondi
sur la portière et été catapultée sur le capot avant de m’effondrer devant la
voiture qui, fort heureusement, s’est immobilisée. Des témoins m’ont porté
secours et aidée à me relever, ce après quoi j’ai enfourché mon vélo et
poursuivi mon chemin. Et c’est exactement ce qui aurait dû se passer quand, l’an
dernier, j’ai été éjectée de ma fidèle monture, Peugeot. Mais St-Luc m’a gardée
en observation. Après cet accident-là, oui, j’étais full traumat’ : j’avais envie de me coiffer d’un casque si je
devais descendre un escalier en talons hauts. Mais bon! Au final, ça fait
quelque chose à bloguer.
Je dresse une liste d’événements où j’ai fait preuve de
persévérance pour me rappeler que j’en suis capable, pour me convaincre que je
suis une battante. Cette année, un défi n’attend pas l’autre, c’est épuisant.
Jusqu’à présent, j’ai plus ou moins tenu le coup en me disant que j’étais trop
jeune pour baisser les bras et renoncer devant l’adversité quoique suffisamment
vieille pour refuser de faire de la procrastination quand il s’agit de ma vie.
And each time I tell myself that I, well I think I've had enough,
But I'm gonna show you, baby, that a woman can be tough.
But I'm gonna show you, baby, that a woman can be tough.
- Janis Joplin
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