samedi 8 septembre 2012

On jase, Marcus Miller (2e partie)

Cover de Billie Jeans, MJ

Toc-toc, qui est là? Moi, toi, lui et eux... cinq mois plus tard. Rien n'a vraiment changé. On passe à la cour, où on débouche des rousses et on allume nos cigarettes avec ton briquet. Tiens, tiens! Le siège des chaises de patio a été réparé par le pouvoir d'achat de B. Les chats ont rétréci; Tux n'en ferait maintenant qu'une bouchée.  

Home sweet home? Pas tout à fait, non. Mais je sais où se trouvent le cabinet et les mites et on m'alimente en potins à propos des locataires suivants de "ma" chambre. Pourtant, ça n'a jamais été la mienne: le seul meuble de cette pièce sans fenêtre ne m'appartenait pas et la seule ouverture sur le monde donnait sur celui de l'Athlète.

State Of Mind

Salut T.-que-je-ne-connais-pas-mais-dont-j'ai-tellement-entendu-parler-qu'on-se-fait-la-bise! T'as un air de Moby, le sais-tu? Je suis entourée de Français, ça aussi, c'est comme d'hab', et ça papote. Je savoure l'accent du Nord, plus abordable. Mais c'est la même rengaine: émigrés depuis 2-3 ans, ils essaient d'obtenir leur résidence et planifient foutre le camp ensuite, orgueilleux de leur nouvelle citoyenneté.

L'Artiste esquive le récit de son succès professionnel pour y préférer celui de ses soirées de débauche. B. débarque d'une partie d'hockey, nous raconte la dernière sur Celle qui n'a pas donné suite et élabore sur l'avenir bien qu'incertain. Plus ça change, plus c'est pareil. Moi inclusivement: je leur en mets plein les oreilles avec mes histoires de poulette sans tête et finis par connaître un peu tout le monde.

Une bête nous balance un pot de fleurs par la tête. Et ça continue.