Trucs d'AboutWordlangs
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vendredi 29 juin 2012
jeudi 28 juin 2012
Jung et ces coïncidences qui n'existent pas
Petite fille, je souffrais de cauchemars (très) récurrents. L'un deux? Ma
famille et moi, encabanées au chalet. Tout à coup, et pour une raison que
j'ignore, on est pris d'assaut par des loups. Ils essayaient de pénétrer dans
notre refuge. Or, un feu se déclare à l'intérieur de ces traîtres murs,
faussement protecteurs. On se retrouve alors pris comme des rats. C'est dire,
on est cuits.
Hier, mes amies et moi avons assisté à la performance d'un certain type de canidé : Jean Leloup. À flanc du mont St-Hilaire, ce lycanthrope personnage s'était enfoncé sur le crâne un chapeau d'épouvantail. Tenant compte des années qui s'égrainent, force est d'admettre que ce chien sauvage ressemble en effet de plus en plus à un croquemitaine. Mais le spectacle, lui, en jetait. Nostalgiques et rassemblés, une faim de loup « nous tenaillait l'intérieur ». On s'est attablés dans l'espoir de goûter les tubes de notre plus jeune jeunesse. Et on a été servis : Faire des enfants, Edgar, La chambre, Johnny Go, Sang d'encre, Le monde est à pleurer, Le dôme, ect.
Ce matin, au réveil, le courriel d'un jeune loup m'attendait dans ma boîte de réception. Devenu loup de mer, mon loup me donnait des nouvelles d'outremer. Drôle de façon, tout ça, de perpétuer les hantises de l'enfance. Sauf que, cette fois, ça me plaît d'avoir les chocottes.
Hier, mes amies et moi avons assisté à la performance d'un certain type de canidé : Jean Leloup. À flanc du mont St-Hilaire, ce lycanthrope personnage s'était enfoncé sur le crâne un chapeau d'épouvantail. Tenant compte des années qui s'égrainent, force est d'admettre que ce chien sauvage ressemble en effet de plus en plus à un croquemitaine. Mais le spectacle, lui, en jetait. Nostalgiques et rassemblés, une faim de loup « nous tenaillait l'intérieur ». On s'est attablés dans l'espoir de goûter les tubes de notre plus jeune jeunesse. Et on a été servis : Faire des enfants, Edgar, La chambre, Johnny Go, Sang d'encre, Le monde est à pleurer, Le dôme, ect.
Ce matin, au réveil, le courriel d'un jeune loup m'attendait dans ma boîte de réception. Devenu loup de mer, mon loup me donnait des nouvelles d'outremer. Drôle de façon, tout ça, de perpétuer les hantises de l'enfance. Sauf que, cette fois, ça me plaît d'avoir les chocottes.
mardi 26 juin 2012
On jase, Janis
Il y a dans l'air les notes discordantes de Janis Joplin, gros hit auprès de moi. Après avoir possédé, perdu, téléchargé, emprunté et recopié ses albums maintes et maintes fois, je récidive en empruntant ses meilleurs succès à la BnQ.
Summertime. Ça gueule une nuit d'été suffocante et poussiéreuse, after party ben "buzzé". Une junkie infiniment touchante. Elle aussi, elle a un je-ne-sais-quoi qui me prend par surprise et m'atteint en plein cœur. Bobby McGee. Les gens vulnérables ont toujours su se démarquer à mes yeux. Je ne leur trouve pas un côté faible dont on peut se moquer, au contraire. Je leur reconnais un magnétisme puissant, charme qui peut me faire succomber. Je soupçonne, en bonne analyste, que je salue chez eux un trait que, chez moi, j'essaie de réprimer. Et justement, dans son regard, à lui, j'y vois ce je-ne-sais-quoi que j'interprète comme une certaine fragilité. J'ai eu parfois l'impression qu'on s'adressait à moi, mais je n'en comprenais jamais le discours. En ma qualité de linguiste, je recherche ce sens insondable. J'ai l'esprit intoxiqué, accro à ma façon, Janis.
Summertime. Ça gueule une nuit d'été suffocante et poussiéreuse, after party ben "buzzé". Une junkie infiniment touchante. Elle aussi, elle a un je-ne-sais-quoi qui me prend par surprise et m'atteint en plein cœur. Bobby McGee. Les gens vulnérables ont toujours su se démarquer à mes yeux. Je ne leur trouve pas un côté faible dont on peut se moquer, au contraire. Je leur reconnais un magnétisme puissant, charme qui peut me faire succomber. Je soupçonne, en bonne analyste, que je salue chez eux un trait que, chez moi, j'essaie de réprimer. Et justement, dans son regard, à lui, j'y vois ce je-ne-sais-quoi que j'interprète comme une certaine fragilité. J'ai eu parfois l'impression qu'on s'adressait à moi, mais je n'en comprenais jamais le discours. En ma qualité de linguiste, je recherche ce sens insondable. J'ai l'esprit intoxiqué, accro à ma façon, Janis.
mardi 19 juin 2012
Commentaire sur le bébé-boum
Y'a un virus qui court dans la classe démographique 25-34 : devenir
parents. Je prédis que mes chums de filles seront toutes en balloune d'ici les
trois prochaines années. Moi, j'ai souvent rétorqué que je me « sacrifie »
parce que, après tout, il faut bien une gardienne. Je vais être très busy,
en tout cas.
Moi, si je dois un jour fonder une famille, alors je veux bien être le père. Hé! On entame l'ère de la déconstruction du genre, parlez-en à mon amie M., alors pourquoi pas? L'autre soir, blabla de terrasse, on a établi, mes amis et moi, que si l'on se permet de cantonner l'une et l'autre partie d'un couple gai dans le rôle « de la femme » et le rôle « de l'homme », alors on se doit d'admettre que chez les couples hétéros, l'homme ne joue pas toujours le rôle de l'homme et la femme, celui de la femme. Ainsi, je revendique mon droit à la paternité.
Moi, si je dois un jour fonder une famille, alors je veux bien être le père. Hé! On entame l'ère de la déconstruction du genre, parlez-en à mon amie M., alors pourquoi pas? L'autre soir, blabla de terrasse, on a établi, mes amis et moi, que si l'on se permet de cantonner l'une et l'autre partie d'un couple gai dans le rôle « de la femme » et le rôle « de l'homme », alors on se doit d'admettre que chez les couples hétéros, l'homme ne joue pas toujours le rôle de l'homme et la femme, celui de la femme. Ainsi, je revendique mon droit à la paternité.
Sportif avec bedaine recherché
Récemment, j'ai succombé aux sites de rencontres. Pour toute talle, j'ai élu
celle de ceux qui bougent « un tantinet », ennuyée par les nombreuses
patates de sofa qui pullulent ce monde et désireuse de faire connaissance avec
un genre différent. Mais je réalise, finalement, qu'on ne peut
vraisemblablement n'avoir que tout l'un (la patate) ou... tout l'autre! Les
mecs, jusqu'à présent, se révèlent de vrais accros, g'lés ben dur, aux
endorphines. Entre deux pétages de gueule, ça s'improvise un bandage pour pouvoir
faire quelque autre cabriole! Et ça pratique plusieurs, plusieurs sports,
plusieurs, plusieurs fois par semaine et ça va, en parallèle, au gym au moins
trois fois par semaine. Ouf! Pour venir à bout de ce groupe de camp de jour
ultra-grouilleux, style Moyens 9-10, ne reste qu'à prier pour une journée de
pluie (et encore).
Est-ce que ça existe un actif, mais... avec une bedaine? Quelqu'un qui, oui, ose faire d'autres activités que de s'accouder au bar, mais qui, en plus, est capable de modération? Dans ce bas monde où nous devons exceller et nous démarquer sans cesse, peut-être que nous avons perdu de vue cette zone tampon où nous recouvrons notre équilibre...
Est-ce que ça existe un actif, mais... avec une bedaine? Quelqu'un qui, oui, ose faire d'autres activités que de s'accouder au bar, mais qui, en plus, est capable de modération? Dans ce bas monde où nous devons exceller et nous démarquer sans cesse, peut-être que nous avons perdu de vue cette zone tampon où nous recouvrons notre équilibre...
lundi 18 juin 2012
Traductions utiles
A woman's guide to man's English:
http://trollable.com/a-womans-guide-to-mans-english-173/
http://trollable.com/a-womans-guide-to-mans-english-173/
dimanche 17 juin 2012
Les bains de foule
D'abord, il faut le mentionner, j'ai un certain dédain de l'eau, même des
bains. Quand j'étais petite, je craignais qu'il y ait une baleine — rien de
moins — qui barbote avec moi. Aux arguments rationnels de mes parents, je
rétorquais, spécialiste, que si ç'avait été un béluga, eh bien, on y verrait
que du feu parce que les bélugas sont blancs, comme la baignoire. Le
camouflage, maman-papa, le camouflage!La saison des festivals commencée à Montréal, je goûte l'ivresse nauséeuse d'une variante de la noyade traditionnelle : la foule. Le regard hagard et aveugle, j'y macère patiemment en compagnie de mes compères. Et je m'exerce au camouflage. Aveugle, dis-je? Certes. On passe les autres en revue, avouez-le, et pourtant, on les oublie aussitôt. Or, perdue dans la marée humaine (il faut l'avoir vue recréer l'effet de vagues en sautant au rythme de Loco Locas), on devient une toute petite cellule, unique, oui, quoique futile, presque anonyme dans l'immensité du corps (social). Croyez-vous à la magie? Car on devient alors, je vous en conjure, invisible. Et, vous savez quoi? C'est parfait.
vendredi 15 juin 2012
Mon chat fait du yoga
And the Cat strikes back! Mon ami N. va se venger en publiant des
histoires de lumières de Noël si je continue à parler de mon chat. Sauf que...
MON CHAT VEUT FAIRE DU YOGA!— Allez, bête sauvage, allonge-toi et raconte-moi tout.
— Miaou! D'abord, il y a que ce tapis de sol, rose-mauve-pâlotte, nom d'une fourmi-que-tu-n'oserais-tuer-parce-que-c'est-MA-fourmi, c'est hyper tendance. Ça incite au yoga. La couleur m'a subjugué, je ne maîtrisais plus. Et son côté gaufre, mou sous la dent... ah! J'ai longtemps rôdé autour, en essayant tant bien que mal de brider mes pulsions, mais ç'en eut été trop cette semaine. Je me suis lancé dans le vice à grands coups de dents, pour ne pas faire les choses à moitié. Et non d'une Édith Miaf, je ne regrette rien. Rien de rien.
Dès les premières sorties du tapis, lors de rares moments de bonnes intentions, la bête, je le voyais, se montrait très intriguée par cet artefact couleur guimauve. Probablement par jalousie, aussi, tout à coup, on se pâmait pour mes câlins lorsque j'utilisais ce tapis moulant. Essayez de faire des redressements assis avec une bête poilue (qui perd son poil) qui se frotte contre vous, qui passe sous vos jambes, qui essaie d'attraper vos pieds et j'en passe. Ça devient vraiment sportif. Mais il y a pire: plus je faisais du body-building, Chat-lebois, plus j'étais couverte de sueur, donc « les choses » me collaient facilement dessus. Je réitère, ça me semble à propos: qui, entre mon chat et moi, est une bête sauvage si, au final, nous arborons le même pelage?
Puis, il y a eu un incident dentaire. J'avais emporté mon tapis dans mon nouvel appartement encore vide pour toute couchette et, bien sûr, mon félin curieux, qui me protège des cauchemars. Au réveil, ça grignotait à mes pieds et ça faisait ses griffes. J'ai senti monter l'envie de le sermonner, mais je me suis dégonflée. « Ah ouais, vraiment? Du yoga? Quoique, tu maîtriserais facilement bon nombre de positions — je te l'accorde. » C'est tout. J'ai pris les choses avec philosophie. Environ un an plus tard, ma philosophie a une nouvelle nationalité: Suisse. Et je récupère des petits bouts de gaufre ici et là quand je rentre un peu tardivement le soir. Ma bête, elle, m'attend, sereine, après tant de détente, un filet de bave auquel est suspendue une miette de gaufre.
Pub Cossette
Publicité « Avoine Croquante » réalisée par l'agence Cossette
L'attrait du produit par couple d'opposition (Êtes-vous fait pour Volkswagen?) améliorée. Dans cette infopub, Messmer met sous hypnose sa femme et son fils (fictifs) parce qu'il se refuse à partager ses Avoine Croquante. Pas mal.
Voir la pub: http://bcove.me/7ddvgk4a
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mercredi 13 juin 2012
La bête sauvage
J'aime mon chat. Il m'aime aussi... quand je me lève au beau milieu de la
nuit pour rafraîchir son bol d'eau ou, mieux, quand j'ouvre le robinet, à 3 h
du matin, pour qu'il puisse s'abreuver. Mon chat, s'il était une jeune femme,
ne boirait que de l'eau embouteillée et, même, utiliserait de l'eau
embouteillée pour faire son café (qu'il ferait faire par un tiers).Et pourquoi je me lève au beau milieu de la nuit pour satisfaire ses moindres désirs? Parce que, croyez-le ou non, si je ne le fais pas, il me poke. Avant, il montait dans mon lit pour me « donner des bisous » sur les yeux. Cute? Moyen. Une langue de chat, du véritable « papier sablé », passé sur des paupières humaines, croyez-moi, ça réveille en... Mais ça n'a pas duré. Mon prince au bois dormant s'est recyclé en chanteur nocturne. Céline Dion puissance 10. Ça aussi, ça réveille en... Mon chum me reprochait de renforcer son comportement en me levant. Moi, je me disais qu'il fallait choisir ses batailles: en l'exauçant rapidement, j'économisais de précieuses heures de sommeil. Erreur? Non, je pense que j'ai choisi la bonne bataille. La preuve? Mon chat, lui, je vis encore avec. Moment de transition en coloc'. J'ai décidé de me mettre à porter des bouchons d'oreille par prévention. Le sang, ça tache. Et c'est à ce moment-là que mon chat a commencé à me « poker ». Maintenant, je ne dors plus avec des bouchons (et je n'ai plus de fantasmes sanguinaires), mais mon chat, lui... pourrait flirter sur Facebook.
Ah! Mon chat, ma bête sauvage, et moi avons beaucoup de points en communs. Par exemple, quand la sonnette retentit, son agressant et persistant malgré le bourrage de cloche que j'ai fait en emménageant, on se regarde, paniqués. Lui, il va se cacher (toujours au même endroit, pas futé) et, moi, eh bien... j'essaie de rentrer dans les murs. Je retiens même parfois ma respiration (sait-on jamais, les murs sont en carton). Ni lui ni moi ne sommes très futés, d'accord. Enfin, bref, personne n'ouvre la porte. Le stress passé, il sort de sa tanière « secrète » pour me réimprimer de son odeur et ronronner, histoire de me souligner que finalement, c'est moi, sa « bête sauvage ».
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