mercredi 13 juin 2012

La bête sauvage

J'aime mon chat. Il m'aime aussi... quand je me lève au beau milieu de la nuit pour rafraîchir son bol d'eau ou, mieux, quand j'ouvre le robinet, à 3 h du matin, pour qu'il puisse s'abreuver. Mon chat, s'il était une jeune femme, ne boirait que de l'eau embouteillée et, même, utiliserait de l'eau embouteillée pour faire son café (qu'il ferait faire par un tiers).

Et pourquoi je me lève au beau milieu de la nuit pour satisfaire ses moindres désirs? Parce que, croyez-le ou non, si je ne le fais pas, il me poke. Avant, il montait dans mon lit pour me « donner des bisous » sur les yeux. Cute? Moyen. Une langue de chat, du véritable « papier sablé », passé sur des paupières humaines, croyez-moi, ça réveille en... Mais ça n'a pas duré. Mon prince au bois dormant s'est recyclé en chanteur nocturne. Céline Dion puissance 10. Ça aussi, ça réveille en... Mon chum me reprochait de renforcer son comportement en me levant. Moi, je me disais qu'il fallait choisir ses batailles: en l'exauçant rapidement, j'économisais de précieuses heures de sommeil. Erreur? Non, je pense que j'ai choisi la bonne bataille. La preuve? Mon chat, lui, je vis encore avec. Moment de transition en coloc'. J'ai décidé de me mettre à porter des bouchons d'oreille par prévention. Le sang, ça tache. Et c'est à ce moment-là que mon chat a commencé à me « poker ». Maintenant, je ne dors plus avec des bouchons (et je n'ai plus de fantasmes sanguinaires), mais mon chat, lui... pourrait flirter sur Facebook.

Ah! Mon chat, ma bête sauvage, et moi avons beaucoup de points en communs. Par exemple, quand la sonnette retentit, son agressant et persistant malgré le bourrage de cloche que j'ai fait en emménageant, on se regarde, paniqués. Lui, il va se cacher (toujours au même endroit, pas futé) et, moi, eh bien... j'essaie de rentrer dans les murs. Je retiens même parfois ma respiration (sait-on jamais, les murs sont en carton). Ni lui ni moi ne sommes très futés, d'accord. Enfin, bref, personne n'ouvre la porte. Le stress passé, il sort de sa tanière « secrète » pour me réimprimer de son odeur et ronronner, histoire de me souligner que finalement, c'est moi, sa « bête sauvage ».

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