mardi 26 juin 2012

On jase, Janis

Il y a dans l'air les notes discordantes de Janis Joplin, gros hit auprès de moi. Après avoir possédé, perdu, téléchargé, emprunté et recopié ses albums maintes et maintes fois, je récidive en empruntant ses meilleurs succès à la BnQ.  

Summertime. Ça gueule une nuit d'été suffocante et poussiéreuse, after party ben "buzzé". Une junkie infiniment touchante. Elle aussi, elle a un je-ne-sais-quoi qui me prend par surprise et m'atteint en plein cœur. Bobby McGee. Les gens vulnérables ont toujours su se démarquer à mes yeux. Je ne leur trouve pas un côté faible dont on peut se moquer, au contraire. Je leur reconnais un magnétisme puissant, charme qui peut me faire succomber. Je soupçonne, en bonne analyste, que je salue chez eux un trait que, chez moi, j'essaie de réprimer. Et justement, dans son regard, à lui, j'y vois ce je-ne-sais-quoi que j'interprète comme une certaine fragilité. J'ai eu parfois l'impression qu'on s'adressait à moi, mais je n'en comprenais jamais le discours. En ma qualité de linguiste, je recherche ce sens insondable. J'ai l'esprit intoxiqué, accro à ma façon, Janis.

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