mercredi 28 novembre 2012

Introvertis et Web 2.0

Extrait : The true test of a man’s character is what he does when no one is watching. ~ John Wooden
http://www.copyblogger.com/introvert-content-marketing/

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

mardi 13 novembre 2012

Bienvenue à Quétaine Beach

Plonge dans le nombril de ma joue, nous nagerons dans la mer de ma folie. Emportés par les ondulations de nos rires, nous surferons la vague d’un bonheur. Et quand notre marée te recrachera sur les rives de mon embouchure, nous pourrons y cueillir des morceaux de sourire dont nous parer jusqu’à la prochaine récréation. Pourquoi est-ce que ce monde devrait-il être sérieux ?

lundi 5 novembre 2012

La naissance

Depuis trois semaines, il trépignait d’impatience à l’approche de mon dernier souper de 28 ans. Or, malgré mes efforts d’analyse, je ne réussissais pas à percer le mystère de son enthousiasme. Il me semblait déjà connaître tous les détails de la soirée. Erreur.
Pourtant, la même rengaine : le «lift», l’accueil et l’apéro. C’est au moment de s’attabler que ça m’a frappée : «Well I think it's fine, building jumbo planes.» Et, lui, le regard pétillant. Et, moi, soudainement illuminée. Non !... Il opine du chef. De l’entrée au dessert, je n’ai pas eu à avaler un comprimé d’enzymes digestives. Après The Greatest Hits, j’ai entendu beugler : «Summertime, time, time». Aucun hasard possible. Avant qu’ils faussent tous en choeur, il m’offre un paquet dont je connais assurément le contenu. Mais il me lance : «Devine la couleur…» Le véritable cadeau, c’était effectivement la couleur. «Rouge !» Non. «Jaune !» Pas tout à fait, non. «Non !...» Il sourit. Et l’ATC assorti : vert. Enfin, s’il voyait les nuances de bleu et de vert correctement, ç’aurait été vert. Pour en rajouter, on me sert une tarte aux pommes – pas une ***** de mousse indigeste.
Il y a douze ans, mon grand complice a claqué la porte de son mariage. Ç’avait été douloureux, alors on a essayé d’étouffer toute l’affaire. Un p’tit hic : moi. Mais hier il a m’a démontré qu’il se souvenait, que j’existais.

mercredi 31 octobre 2012

Clair comme de l'eau de roche

Les filles, ça crie fort. Hier, on entendait Sandy jusqu'ici, à Montréal. Heureusement, il y a eu un éclairci au cours de l'après-midi pour me permettre de déambuler dans le centre-ville, Paul Simon « The Obvious Child » plein la tête, sur l'heure du dîner. Si, à l'extérieur, la météo change tellement rapidement qu'on a du mal à savoir quoi se mettre sur le dos, entre les quatre murs de l'agence, au troisième, les « défis » se font attendre au point de ne plus savoir quoi faire de notre peau. Et Songza, qui est désolé d'éprouver des problèmes techniques. Pff ! Il y a des journées comme ça.

Après une journée de docilité au travail, je me promets des trios de roue libre, de retour à la maison sur lesquelles j'enchaîne sur une montée avant de recommencer le cycle, en roue libre. Habituellement, je me joins au peloton de L., mais ce soir je sèche le cours. Besoin de ma dose de libre arbitre quotidienne. Je croise cependant ladite entraîneuse de cardio cycle dans l'escalier. Nos regards se défient. Elle s'arrête au deuxième palier ; je continue l'ascension en direction du quatrième. Le bleu acier de ses yeux s'assombrit, prend une teinte océanique. La kinésio a perdu un de ses poulains.

Au 4e ciel, je repère une monture ignorée faut d'être mal située : en bordure d'un mur face à un autre mur. Moi, sans mes barniques, je n’y vois rien de toute façon, alors ça me convient. Je l'ajuste, je l'enfourche et j'inonde mes pensées de Jill Scott, dont les plages me servent de repères temporels et les rythmes, de métronome.

Grosso modo, quelle est la différence entre ce qu'on appelle le spinning et le vélo stationnaire ? D'abord, notre position sur l'appareil diffère. Même si on ajuste (par ailleurs plus étroitement à notre morphologie en spinning) le guidon de l'appareil très haut, n'en reste qu'en spinning on arbore une cambrure de courseur. Le poids de notre corps tend à s'aligner avec le prolongement de la jambe pour offrir un maximum de performance notamment au niveau du quadriceps. Ensuite, entre vous et moi (et mes jambes), pédaler sur un vélo de spinning est, même à basse vitesse, beaucoup plus exigeant que, toute proportions gardées, que de mouliner sur un stationnaire. Le « buzz » est donc d'autant plus grand, chers accros aux endorphines. Ensuite, en spinning, on écrase les pédales et on tire alors qu'en stationnaire, on ne fait que pédaler en poussant. À noter d'ailleurs qu'en spinning, « pédaler dans le beurre » se révèle une expérience fâcheuse, qui peut même, comme je le soupçonne, stimuler l'apparition d'un kyste à l'aine. Au mois d'août dernier, j'ai dû faire relâche faute de l'une de ces masses à l'entrejambe. Je me questionne encore sur les explications possibles bien que la médecin m'ait donné l'absolution de responsabilité en la matière. Enfin, je crois que j'ai mal ajusté la résistance au moment d'effectuer des sprints, qui ne sont ni ma force ni mon dada.

Pour clore cette séance de sudation dégoûtante, je « strippe » et file sous la douche m'absoudre de tous ces ragoûtants efforts. L'eau chaude caresse mes muscles engourdis et boucle merveilleusement ce moment d'abandon de soi. Or, qu'entends-je ? « There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and it's bring me out the dark. Finally I can see you crystal clear. » Une petite fille, qui fausse délicieusement sous la douche.

Moment de bonheur.

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Je vous invite sur 4avelo, où je collige des anecdotes sur mes expériences à deux roues, et à en discuter sur la page Google + de Cath Mayer .


dimanche 28 octobre 2012

On va s'mettre sur son 29 le 5 novembre

J'aborde mes 29 ans. Mes 28 ans m'ont fait traverser de nombreuses épreuves : rupture, déménagements, humiliation, conflits, rechute, désengagement, insultes et déception. Durant la dernière année, j'ai goûté aussi à de grands délices : libération, nouvelles connaissances, professionnalisme, autonomie, passion, soutien, reconnaissance professionnelle et, finalement, acceptation de soi. Trente ans, c'est mon quit date. Je suis prête. Ne reste qu'une semaine avant mon anniversaire. Je reconnais être la petite boule d'émotions que j'ai toujours été, l'adolescente romantique que j'ai toujours été, la jeune adulte ultra-sociable que j'ai toujours été et, enfin, la jeune femme aux milles défis que je suis. Évidemment, je n'imaginais pas ma vie comme elle l'est : pas aussi incomplète, pas aussi belle non plus.

jeudi 25 octobre 2012

La santé, c'est le travail

Après un été à la pige, dans un lac où les prises se font rares, le vent de l'automne chasse enfin mon sentiment d'inutilité. Du jour au lendemain, je reçois l'appel qui va tout bousculer : " We want to offer you the position. " Pourtant, pire entrevue de ma vie.

Tous les matins, mon chat me rappelle que YÉ ! je travaille dans mon domaine dans une super boîte de pub marketing. Je me coule un café, me réfugie sous la douche et v'lan ! le rythme effréné de la ville s'empare de moi. Pour se rendre à ma table de travail, il faut d'abord jouer à la sardine dans le métro en multipliant les sourires pour éviter d'arracher la tête de la personne qui est carrément dans mes culottes, débarquer en nage au boulot quelques minutes en retard (comme tout le monde) et se raconter nos soirées de la veille devant le 2e café de la journée (meeting d'une importance capitale), puis attendre patiemment que l'ordi boot. Entretemps, se taper un 2e meeting en sirotant son 2e café, confort zone in a crazy but exciting world. La communication, c'est important. On pratique toute la journée d'ailleurs. Je n'ai peut-être jamais autant ri ni aimé travailler de toute ma vie encore. Et pourtant ! Si seulement, en plus, le ciel pouvait nous tomber sur la tête... Moi, j'ai dû naître dans l’œil d'un cyclone : j'ai besoin qu'autour de moi règne une atmosphère de catastrophe. Malgré l'orage qui gronde, moi, c'est comme ça, je me sens une force surnaturelle si j'ai des alliés. Peut-être qu'en ayant eu plus que mon lot d'ennuis, j'ai fini par me sentir vivante que dans les états de crise.


Néanmoins, le nombril de la semaine, mercredi (sinon le jeudi), a toujours été le moment où j'ai BESOIN de décrocher pour trouver mon second souffle. Les jours s'envolent à une rapidité telle que j'ai l'impression que que les occasions d'être jeune-belle-et-conne ou mature-magnifique-et-réfléchie commencent à me filer entre les doigts. Liberté ! Moi, ce n'est pas un rien qui m'habille, c'est un rien qui m'étouffe. Mais s'il faut effectivement choisir sa prison, N., alors j'accepte volontiers de " faire mon temps " dans cet emploi-là. Bientôt, ce ne sera " qu'un au revoir "de toute façon. Or, mieux vaut la jouer all in. Non ?

Merci,

samedi 13 octobre 2012

Les perles de Catherine

Allô ! Ça fait longtemps, hein ? Je n'ai pas pu résister à l'envie de partager ma dernière connerie : confondre de l'avocat et du wasabi (et raffoler de l'avocat), ça n'a pas d'prix. Pour tout le reste, il y a... ma gueule sous le robinet. Je bois comme mon chat, quoi ! ;)