jeudi 28 juin 2012

Jung et ces coïncidences qui n'existent pas

Petite fille, je souffrais de cauchemars (très) récurrents. L'un deux? Ma famille et moi, encabanées au chalet. Tout à coup, et pour une raison que j'ignore, on est pris d'assaut par des loups. Ils essayaient de pénétrer dans notre refuge. Or, un feu se déclare à l'intérieur de ces traîtres murs, faussement protecteurs. On se retrouve alors pris comme des rats. C'est dire, on est cuits.

Hier, mes amies et moi avons assisté à la performance d'un certain type de canidé : Jean Leloup. À flanc du mont St-Hilaire, ce lycanthrope personnage s'était enfoncé sur le crâne un chapeau d'épouvantail. Tenant compte des années qui s'égrainent, force est d'admettre que ce chien sauvage ressemble en effet de plus en plus à un croquemitaine. Mais le spectacle, lui, en jetait. Nostalgiques et rassemblés, une faim de loup « nous tenaillait l'intérieur ». On s'est attablés dans l'espoir de goûter les tubes de notre plus jeune jeunesse. Et on a été servis : Faire des enfants, Edgar, La chambre, Johnny Go, Sang d'encre, Le monde est à pleurer, Le dôme, ect.

Ce matin, au réveil, le courriel d'un jeune loup m'attendait dans ma boîte de réception. Devenu loup de mer, mon loup me donnait des nouvelles d'outremer. Drôle de façon, tout ça, de perpétuer les hantises de l'enfance. Sauf que, cette fois, ça me plaît d'avoir les chocottes.


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